Au-revoir Maman

Voici le texte lu par Gilbert, accompagné de Lucien, lors de la cérémonie à l'église de Nérac en hommage à maman...

 

Je te salue maman !

Je salue la mère de 9 enfants,

la grand-mère de 18 petits-enfants,

l'arrière grand-mère de 12 et bientôt de 13 arrières petits-enfants, sans oublier Axel, le fils de ton arrière petite-fille Ariane.

 

Cinq générations. Tu es le tronc d'un arbre robuste aux multiples branches.

 

Je salue ton immense courage...

Le courage que tu as déployé pour élever tes nombreux enfants dans des conditions difficiles. Nous étions pauvres mais nous n'avons pas ressenti cette pauvreté, grâce à toi. Grâce à toi, nous avions soif d'avenir et confiance en l'avenir.

Le courage qu'il t'a fallu pour quitter ta famille du Tonkin en 1947 et ton pays "le Vietnam" en 1957.

Ton courage durant cette longue maladie qui a dressé sur ta route des obstacles de plus en plus hauts, de plus en plus rapprochés.

 

Tu avais, dit-on, mauvais caractère. Ce n'était pas toujours facile pour nous, tes enfants... mais ton dévouement, ta générosité étaient sans limite.

 

Tu es notre racine profonde à tous, cette racine venue d'ailleurs qui nous a enrichie.

 

Pour rejoindre Papa, ta fille Renée, ton fils Raymond et ton petit-fils Jean-Marie, tu as choisi le mois des cerises, des coquelicots, le mois de la renaissance où l'herbe verte se laisse habiller de tâches de couleurs. Ton départ, c'est peut-être aussi une renaissance.

 

Nous t'aimons... Au-revoir Maman...

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Commentaires: 4
  • #1

    Petite fille (lundi, 28 mai 2012 14:11)

    <3<3<3 un exemple de courage a suivre... Repose en paix mémé

  • #2

    Éric (lundi, 28 mai 2012 17:23)

    Beau texte, que j'ai lu aux filles

  • #3

    Christiane (lundi, 28 mai 2012 17:38)

    Le texte a été écrit par Berthe.

  • #4

    lucien (lundi, 28 mai 2012 21:15)

    Gilbert a lu ce texte sans faiblir avec beaucoup d'émotions et avec sa sensibilité qui le caractérise, "j'étais à côté de toi mon frère, pour te soutenir, mais tu as sû le faire tout seul, nous étions émus en t'écoutant"